CECI EST MON CORPS: 1ere création du projet NOUS

On 10 mai 2022 by admin

CECI EST MON CORPS INVIT LECTURE

CREATION 2023

Durée prévue : 50 min. env.

Age : Tout public à partir de 12-13 ans ( 5°)

Thème exploré : mon rapport et relation à mon corps

Lieux de représentation envisagés : Espace public (jardins, cours, places …) à proximité d’une verticalité ( arbre, poteau, réverbère…)

Dispositif scénique : un mât et un enclos

Implantation du public : arc de cercle ou frontal
  
 

EQUIPE DE CREATION :

Texte : commande d‘écriture à Marie Dilasser

Mise en scène : Claire Engel

Jeu : Aurélie Namur

Personnage extérieur dans le présent : une poule

Collaboration artistique : Hélène Soulié

Scénographie et construction : Emmanuelle Debeusscher

Régie générale : Christophe Mazet

Equipe prévue en tournée : 3 à 4 personnes (1 actrice, 1 metteuse en scène, 1 régisseur + 1 chargé.e  de production, en option )

 

PRODUCTION :

Production : Chagall sans M

Coproduction et préachats : en cours

La création s’envisage à l’été ou l’automne 2023, avec des temps de résidences dès 2022.

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« Admettons que le sujet politique, c’est nous.

La première personne du pluriel a ceci de particulier, par contraste avec la première du singulier, qu’elle permet une variation permanente d’amplitude, puisqu’elle peut désigner aussi bien « toi et moi » que la totalité de ce qui vit, et au-delà. »

Tristan Garcia, NOUS  

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INTENTION

Le sujet de réflexion central de ce nouveau projet est le « nous ».

Se dire d’un « nous », c’est un ressenti d’appartenance à un groupe. Ce ressenti participe à ma construction tout au long de ma vie, et ainsi à comment je me définis dans le monde par mes choix et mes héritages.

Nous partons de la plus petite contraction du « nous », le « je ».

Dans ce temps du « je », mon corps est central et curseur du monde : il est le lieu d’où tout part et où tout revient, c’est le lieu que j’habite en permanence et qui m’accompagne partout.

«Ceci est mon corps », un titre évocateur. Quelle est la relation intime que j’entretiens à mon corps, à ma santé, jusqu’à l’affirmation de leur propriété comme étant les miennes et non obligatoirement celles de la science ?  Et si je donne mon corps au regard des autres, j’entre en partage.  Alors que je grandis puis vieillis, enfin dépéris, cette responsabilité de ma santé (et donc de ma longévité) me revient. Mais que connais-je de mon corps ? Quelle est  la relation intime que j’entretiens à lui, à son développement, ses changements, altérations, et à sa déchéance ? Puis-je affirmer qu’il est ma propriété et non obligatoirement celle de la science et de ses spécialistes ?

Ici se pose clairement un point de tension universellement partagé, entre la connaissance et l’ignorance, entre la règle scientifique et l’intime conviction. Se soigner, être soigné·e, et comment.

Qui dois-tu croire ? Ton médecin, tes parents, tes éducateurs, tes profs de sport, tes coaches, ta télé ? Ce qu’on te dit de ton ressenti, de ton état physique ? Ou Ce que cet état physique et ton ressenti te disent, te racontent…

Faire le chemin de la connaissance de ton propre corps.

Franchir les étapes de son corps soumis au regard de l’autre.

Choisir.

Ecouter son corps, être attentif/ve à  ce qui lui arrive : une connexion avec soi-même.

Et, mettre en connexion son corps avec celui des autres : saisir les gens en les interpellant par les choix que je fais. Ce en quoi je choisis de croire.

L’essai de Tristan Garcia, NOUS, propose un canevas structurant, qui explore les cercles et les couches constituantes de nos héritages et de notre vécu (les « nous » choisis  et non choisis). Les grandes catégories décrites dans NOUSpourraient servir de canevas à une dramaturgie progressive : sexe, race, classe, âge, cultures….

Mais c’est autour de l’axe de la croyance que la dramaturgie du projet dans son ensemble va s’écrire.

Les croyances, sont universellement partagées. Qu’elle soit politique, religieuse, scientifique, économique, humaniste, la croyance nourrit mon imaginaire, m’aide à vivre parfois, peut diriger mes choix. La croyance est une verticalité autour de laquelle vont s’agréger tous les particularismes qui me composent. La façon dont je fais face à et comprends ma/mes peurs va constituer le moteur de mes croyances, i.e de ce en quoi je choisis de croire, au-delà de celles dont j’ai héritées par mon contexte familial et culturel. Ma croyance sera mon gouvernail. L’endroit du choix est actif.

Croire pourrait bien être la porte d’entrée vers l’humain au théâtre. Ce qui nous fait humain·es.

Dans l’acte politique de représenter, je rassemble le pluriel entre vie intime, vie fantasmée et signes esthétiques et politiques : identité et questionnement, lieux d’écriture et époques en résonance.

Nous articulons, donc, les différents épisodes du cycle de créations  NOUS autour de l’axe de la croyance, et pour la mise en route du voyage, l’individu·e face à soi.